« Pour sauver les emplois, un accord collectif novateur chez Safran »

(Le site d’informations locales, Actu.fr, a publié le 10 juillet un article rendant compte de l’accord collectif signé le 8 juillet chez Safran, à Toulouse. Lire ici).

« Un accord a été signé mercredi 8 juillet 2020 entre les syndicats et direction du groupe Safran, troisième employeur dans le secteur aéronautique à Toulouse et en Occitanie.

Dans l’ombre du géant aéronautique Airbus, un autre industriel traverse une zone de turbulence inédite. Il s’agit du groupe Safran qui possède plusieurs entités dans les domaines de la propulsion et des équipements aéronautiques à Toulouse et en Occitanie.   

Avec 3 250 salariés, Safran est le troisième employeur de la région dans le secteur aéronautique. Rien qu’à Blagnac, le groupe compte 1 300 collaborateurs. À Colomiers, l’industriel dispose de trois unités : Safran Nacelles, Safran Cabin et Safran Landing Systems. L’équipementier possède aussi un site au nord du département, à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). 

Alors qu’Airbus négocie actuellement un plan de restructuration avec les partenaires sociaux, Safran a d’ores et déjà trouvé un accord avec l’ensemble des organisations représentatives (la CFDT, FO, la CFE-CGC et la CGT). 

Mercredi 8 juillet 2020, la CFE-CGC – première organisation syndicale du groupe Safran – a indiqué avoir signé avec la direction un « accord de transformation » pour éviter les licenciements. C’est « un accord qui sauvegarde l’emploi », martèle Daniel Verdy, coordinateur au sein de la CFE-CGC, contacté par Actu Toulouse. Entre 10 000 et 12 000 postes étaient menacés en France. 

Cet accord signé au niveau national sera décliné dans l’ensemble des entités du groupe. « Des sociétés seront touchées plus que d’autres », reconnaît Daniel Verdy, citant notamment Safran Engineering Services. Les bureaux d’études étant particulièrement impactés par la crise. Daniel Verdy évoque toutefois un « accord novateur » :

« Safran est le premier groupe à mettre en place le chômage partiel de longue durée. L’accord signé par tous les syndicats de l’entreprise prévoit des réductions de travail allant jusqu’à 40%, qui seront compensées par l’État. Certains salariés verront ainsi leur temps de travail réduit de 40%, mais grâce à la compensation de l’État, ils percevront près de 90% de leur salaire net. C’est l’un des points importants de notre accord avec la direction. Ce dispositif de chômage partiel de longue durée permettrait, à lui seul, de sauver 6 000 postes ! Si l’accord s’applique pleinement, nous sommes à l’abri d’un plan de sauvegarde de l’emploi, ou d’un accord de performance collective. »

La direction s’est en effet engagée à ce qu’il n’y ait pas de licenciements économiques dans les 18 prochains mois. En échange, « un accord de modération salariale est consenti ponctuellement sur 2021 », explique Daniel Verdy. « Les salaires ne baisseront pas, mais la rémunération globale (PEG, intéressement, participation…) est amputée. En compensation, des mesures d’âge et des dispositifs de mobilités internes et externes seront mis en place ». 

En cas de reprise début 2021, cet accord prévoit que « les efforts seront allégés ». De son côté, le groupe appliquera aussi « les principes de modération salariale pour ses dirigeants et mandataires sociaux ». 

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